Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Marketing web mobile 2.0 | September 30, 2016

Scroll to top

Top

5 Comments

Référencement de site web mobile et d’application native

Référencement de site web mobile et d’application native
Thierry Pires

Parmi les usages des mobinautes décris dans mon chapitre ‘Les attentes des mobinautes et les usages des smartphones et tablettes’, on constate que la recherche d’information prend une part importante dans le quotidien des utilisateurs. Les contenus et services se multiplient sans cesse et cela soulève la problématique du référencement, qu’il s’agisse d’un site internet dans sa version mobile ou bien du référencement d’une application dans une boutique d’application.
Quelle stratégie adopter pour se procurer la meilleure place possible dans les moteurs de recherche et comment s’assurer d’y rester? Nous verrons dans un premier temps  comment s’y prendre avec une application native. Puis dans un deuxième temps, comment gérer son référencement pour un site web  mobile.

1. Référencement d’application native

distimo-apps-milestonesSelon la société Distimo, spécialisée dans la veille et l’analyse des plateformes d’applications, Google a franchi le cap des 400 000 applications publiées sur l’Android Market, rejoignant dans le même temps son concurrent directe Apple avec son App Store. En à peine 8 mois, Google a doublé le nombre d’applications disponibles et propose environ deux tiers d’applications gratuites.

(source : http://www.distimo.com/blog )
Nous allons donc voir dans ces deux principales boutiques comment préparer au mieux son référencement.

1.1 Le référencement dans l’App Store d’Apple

Les utilisateurs d’iPhone ou d’iPad ont plusieurs possibilités pour trouver des applications dans l’App Store :

  • Le premier menu de gauche intitulé ‘Sélection’ intègre un onglet ‘Nouveautés’.Les applications validées par Apple sont diffusées dans cette section pendant une semaine. Cette période est cruciale pour l’éditeur car elle permet d’enclencher un cercle vertueux de téléchargements qui permettra à l’application de grimper dans le classement général et par catégories. Il y a aussi l’onglet ‘Actualités’ où l’on retrouve d’autres sélections et enfin l’onglet Genius qui recommande des apps en fonction de celles qui sont déjà installées sur le terminal.
  • Le deuxième menu est dédié au classement par ‘catégorie‘, par exemple actualités, divertissement ou encore utilitaires. Les noms des catégories sont classés dans l’ordre alphabétique.
  • Le troisième menu recense le top 25 des applications et il est possible de filtrer par applications payantes, non payantes ou par date de sortie.
  • Le quatrième menu est dédié au moteur de recherche interne.

L’objectif étant d’être visible au plus haut dans ces trois premiers menus afin de limiter le scroll par l’utilisateur. Or les règles de mises en avant des applications dans l’App Store sont tout à fait opaques. Il semble que le nombre de téléchargement dans les 3 ou 4 derniers jours couplé avec les avis consommateurs soient importants. On peut donc suivre les démarches suivantes.

Il faut bien planifier le lancement, en commençant tout d’abord par un « compte à rebours médiatique », destiné à susciter la curiosité. De plus, il est préférable de se lancer le week-end, idéalement le dimanche autour de 21Hcar c’est là où les mobinautes téléchargent le plus d’apps. Pendant les quelques jours qui suivent le lancement, il faut maintenir la pression médiatique afin d’optimiser le nombre de téléchargement, quitte à offrir l’application aux premiers mobinautes et ainsi se donner des chances de monter plus haut au niveau des catégories.

Enfin, au-delà de la communication qui peut être faite autour de l’application au moment de son lancement, il est important de lui donner un nom explicite facile à mémoriser et à orthographier. De plus l’icône qui la représente doit être facile à reconnaitre. Enfin, la dernière information disponible dès lors que l’application apparait dans la liste est sa gratuité ou son prix. Le modèle économique est fondamental.
Si l’application est gratuite, il est possible de compenser son coût par des dispositifs d’affichage publicitaire ou de limiter les fonctions d’usages et de la rendre 100% fonctionnelle moyennent un prix à payer, autrement dit, proposer un modèle freemium.
Si l’application est payante, il est préférable de se positionner à un prix psychologique inférieur à 1 euro pour motiver le plus grand nombre à l’achat. Toutefois, si l’application apporte une véritable valeur ajoutée, le prix peut être supérieur.

1.2 Le référencement dans l’Android Market

Les utilisateurs d’Androit Market ont plusieurs possibilités pour trouver des applications dans la boutique :

La première peut se faire via le moteur de recherche en haut de l’écran.
La seconde par le biais de 4 entrées graphiques : Apps, Games, Books, et Movies, dans lesquelles on trouve des catégories, les nouveautés, les plus fortes progressions, les payants et les gratuites.
Le classement des applications semble être tout autant opaque que chez Apple. Néanmoins, on peut estimer que les critères  les plus importants soient les suivants :

  • le nombre de votes et la note moyenne obtenue
  • le nombre d’installation et le taux de désinstallation
  • les statistiques sur l’usage
  • le taux de croissance des téléchargements et la pérennité dans le temps

Les éditeurs doivent notamment aller très vite en termes de téléchargement dans un lapse de temps très court car les algorithmes de classement des stores d’application tiennent aujourd’hui compte de l’accélération du rythme de téléchargements d’une application pour la faire apparaître.

Aucun mécanisme officiel de promotion payant n’existe aujourd’hui dans ces deux places de marchés. Pourtant, l’App Store et l’Android Market restent les principaux vecteurs de notoriété pour les applications. Selon Jules Minvielle, créateur de Surikate, plus de 80 % des utilisateurs de smartphones découvrent les applications qu’ils téléchargent dans les classements des stores.

Alors pour répondre à ce besoin de téléchargement volumineux et soudain, plusieurs entreprises ont lancé différents types de services.
Surikate par exemple, ou Appvip, proposent aux annonceurs de faire connaître leur produit via leur propre application, à savoir « Appsteur » pour ce premier, auprès de leur communauté de « testeurs » actifs. Ces possesseurs d’iPhone sont rémunérés pour télécharger les applications proposées par Surikate et répondent à un questionnaire concernant chaque application installée et testée. D’ailleurs, les tests donnent lieu à des retours sur les forces et faiblesses et permettent d’envisager des pistes d’évolution ou d’amélioration.

1.3 Référencement en dehors des boutiques d’applications

Si les boutiques d’applications (App Store, Android Market, etc.) restent les principaux moyens de référencement, Il existe aussi d’autres moyens en dehors pour diffuser ses applications.

Une des possibilités vient  de l’application, Appsfire, (ou StarApp, une approche équivalente mais française) qui propose un moteur de recherche alternatif à l’App Store, basé sur des recommandations d’une communauté d’utilisateurs. Ce service se rémunère essentiellement grâce à de la publicité pour des applis, qui peut être facturée au clic ou au téléchargement. La communauté s’élève actuellement à 4.000.000 d’utilisateurs.

Une autre possibilité est d’être référencée sur Appgratuites, acteur qui propose un choix quotidien d’applications temporairement gratuites ou en prix promotionnel.

Ces alternatives constituent notamment des opportunités pour des annonceurs ayant des moyens  limités pour se lancer et toucher leur cible principale.

Celà dit, le nombre de téléchargements n’est plus un critère de réussite pour une application surtoutlorsque ce nombre a été plus ou moins artificiellement dopé par la gratuité ou les baisses de prix. En moyenne, une application iOS dispose en effet d’une longévité d’environ trois mois. Cette durée de vie est d’autant plus courte que le téléchargement a été opportuniste. De plus, 85% des applications installées sont oubliées en l’espace de deux semaines en moyenne, selon Ouriel Ohayon d’Appsfire.
Il faut donc travailler sur la rétention des utilisateurs au travers de mécaniques comme les notifications push qui permettent de susciter à nouveau de l’intérêt pour une application parfois délaissée.

2. Référencement d’un site web mobile

2.1 Le marché des moteurs de recherche mobiles

Selon NetMarketShare, Google s’accapare 91% des recherches sur mobiles dans le monde. C’est plus que sa part dans l’internet fixe qui est de 82%. Entre novembre 2010 et septembre 2011, la part de marché des requêtes mobiles sur les recherches globales a doublé en passant 2.95% à 5.98%.

NetMarketShare 2011

Un bon référencement se fait donc sur la base des recommandations de Google.

2.2 Les règles de base du référencement naturel (SEO)

Cette infographie ci-dessous, réalisée par Linchpin SEO, symbolise les 4 grands axes à prendre en compte dans sa stratégie de référencement (SEO). Il est important que ces réflexions soient menées en amont au moment du développement du site et non une fois le projet soit déployé en ligne. Cela permet notamment de bien choisir les technologies en accord avec les moteurs et définir l’arborescence/rubrique en fonction des mots clés.

A la base de cette pyramide, on peut apercevoir la structure technique qui va supporter le contenu : l’arborescence doit être logique, et accessible aux robots des moteurs de recherches. Le serveur doit répondre rapidement sous peine de baisser la note du ranking. L’ancienneté du nom de domaine est un plus avec le temps.

A la couche supérieure, on  trouve le contenu, que l’on qualifie souvent de roi, au sens Return Of Investisment du terme. Il faut qu’il soit riche (en texte, images, vidéos, liens) et unique page par page pour les lecteurs. Mais il doit aussi être écrit pour les moteurs de recherches avec notamment les balises HTML qui définissent l’importance des contenus (balises h1 ou h2) ou les balises meta (<meta description>) qui classent les pages. Le taux de rafraichissement du contenu est aussi un élément important.

En troisième niveau, il faut définir la stratégie de Netlinking, autrement dit la popularité vis-à-vis des autres sites. Il s’agit de mettre en place un maximum de lien entrants de site externes avec de préférence des liens de qualité tel que les annuaires du web ou des liens de sites partenaires. Les liens sortants sont aussi valorisés.

Enfin, la couche la plus haute est relative aux réseaux sociaux qui sont de plus en plus pris en compte par les moteurs de recherche pour déterminer de la pertinence du contenu. Il faut donc utilisez Facebook, Twitter, Linkedin, Viadeo et les autres pour faire connaitre ses activités, y publier du contenu et y développer une communauté, et renvoyer des liens sur le site. Il faut également favoriser la mise en place de plugin permettant aux mobinautes de partager les pages à travers leurs réseaux sociaux.

infographie Linchpin SEO

(auteur : Linchpin SEO http://www.linchpinseo.com/seo-pyramid )

2.3 Les points particuliers au web mobile (SEO)

Le web mobile s’appuie sur les mêmes règles que nous venons de voir ci-dessus, auxquels on peut rajouter les recommandations de Google de son guide d’optimisation de sites web Google. En voici un résumé proposer par Marie Pourreyron depuis son blog:

  • Mettez en place un sitemap pour mobile
  • Autorisez l’accès à Googlebot Mobile dans le robots.txt
  • Soignez le doctype
  • Redirigez les utilisateurs via user agent
  • Redirigez les utilisateurs page à page
  • Géolocalisez vos sites sur les maps
  • Inscrivez votre site à Google Business Center
  • Insérez un numéro de téléphone
  • Inserez un lien vers une carte pour vous localiser
  • Référencez-vous sur les apps dédiées (lockly, qype, aroundme…)

Enfin, lorsque l’on se lance dans la création d’une version mobile de son site Web, il convient de se poser la question de l’URL du site mobile.  La version mobile doit en effet disposer de sa propre URL.

Quelques exemples :

– http://m.monsite.fr
– http://mobile.monsite.fr
– http://www.monsite.com/m
– http://www.monsite.com/mobile

Conclusion

A l’issue de cette analyse on voit que Google a su s’imposer comme l’acteur majeur dans le domaine du mobile. Sa domination est sans partage sur la partie web mobile puisqu’il représente 9 requêtes sur 10. Son expansion dans les applications natives connait un rythme bien supérieur à ses compétiteurs. Comme les ventes de terminaux sous Android a également le vent en poupe, on voit mal comment se passer de ses services.

Bien que des recommandations soient applicables pour des besoins de référencement, il n’en reste pas moins que les choses peuvent évoluées aux grés des volontés de Google ou Apple. Il faut donc être capable de les anticiper ou de se montrer très réactifs sous peine de finir au fin fond du classement des résultats de recherches.

Enfin, être bien référencé, ne suffit pas, il faut entretenir la flamme avec l’utilisateur car comme souvent, le cout d’acquisition est plus important que le cout de fidélisation. Le site web mobile ou l’application native doivent s’inscrire dans une perspective à long terme, avec un lancement, des mises à jour, des temps forts et de la communication tout autour. D’ailleurs, comme toute stratégie, il ne faut pas oublier de se fixer des objectifs à atteindre, comme le taux d’utilisation et se donner les moyens de les réaliser.

 

Twitter Cet article a été écrit par Thierry Pires

Facebook Twitter LinkedIn Google Plus Google Plus Page Klout pinterest Viadeo WordPress Facebook Page

Sources:

http://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/promotion-application-mobile/
http://www.linchpinseo.com/seo-pyramid
http://www.distimo.com/blog
http://www.pink-seo.com/blog/seo-mobile-1241
http://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/lancement-application-mobile/annuaires-d-applis.shtml
http://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/lancement-application-mobile/compte-a-rebours.shtml
http://www.webactus.net/actu/11893-starapp-interview/
http://www.slideshare.net/SEOCamp/rfrencement-mobile-anji-ismail-seo-campus-2010
http://reyt.net/google-gere-91-des-recherches-mobiles-dans-le-monde/6926
http://www.curateur-web-marketing.fr/guide-referencement-de-site-mobile
http://www.seoland.fr/guide-du-seo-mobile-referencement-dun-site-mobile/
http://www.net-offensive.com/blog/les-4-grands-axes-d-une-bonne-strategie-seo.html

Snapfish France Country Manager.
15 d’expérience dans le marketing digital, chez Compaq et Hewlett Packard France.

Major de promotion 2012 du MBA spécialisé Marketing et Commerce sur Internet (à L’institut Léonard de Vinci – Paris) #MBAMCI.

Passionné de marketing mobile, je suis auteur d’une thèse professionnelle disponible gratuitement sur mon blog et auteur du livre Marketing mobile paru aux Editions ENI en septembre 2013.

Je donne des conférences, dispense des cours en écoles de commerce et anime mon propre blog.

Thierry Pires – who has written posts on Marketing web mobile 2.0.


Commentaire(s)

  1. En effet Google trust complètement le haut du panier dans les recherches mobiles. Un acteur décidément incontournable. Par contre je ne comprends pas complètement votre raisonnement sur les bonnes pratiques SEO pour mobile. A moins que vous traitiez le cas particulier des services « locaux », sinon a quoi bon google maps & co.

  2. Pourquoi faire, l’url mobile?
    Les media queries font ça très bien! Je milite pour tout garder sous la même URL, mobile ou pas.

    Les internautes mobiles utilisent des smartphones presque aussi puissants qu’un ordinateur de bureau, et la tendance ne fait que le confirmer.

    Faire un site sur une url dédiée au mobile, c’est tourner le dos au travail en SEO effectué sur le site de bureau.

    Et oui, on peut personnaliser le contenu suivant le media utilisé.

    🙂

  3. Bonne synthèse sur le sujet. Néanmoins, je ne serais pas aussi catégorique sur cette affirmation « La version mobile doit en effet disposer de sa propre URL. »
    Dans le cas où tu crées un site complètement responsive dès le départ, pas besoin de créer une version mobile. Googlebot Mobile l’indexera sans problèmes.
    La difficulté avec une version mobile (donc un nom de domaine différent), c’est de la faire grimper dans les résultats de recherche sur Google mobile. Car qui dit nouvelle url, dit nouveau travail de linking à effectuer.
    En outre, à l’heure actuelle, Google me semble encore beaucoup privilégier les sites classiques dans les résultats de recherche mobile. Il n’y a qu’à essayer différentes requêtes ici http://www.google.fr/m/ pour s’en rendre compte.

  4. Salut je suis Violet. Merci pour ce bluffant post sur android.
    Ton Blog Référencement de site web mobile et d’application native | Marketing web mobile 2.
    0 est une grande source d’infos .

  5. « Une des possibilités vient de l’application, Appsfire, (ou StarApp, une approche équivalente mais française) »

    ta ta ta ta ta….Appsfire est une boite 100% francaise (avec bureaux aux USA et Israel…)

Soumettre un commentaire