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Marketing web mobile 2.0 | December 9, 2016

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Histoire du web mobile

Histoire du web mobile
Thierry Pires

Le web mobile est né de la convergence du web et du téléphone portable. Comment c’est deux phénomènes se sont-ils développés et comment cette convergence s’est elle effectuée?
Comment le web mobile va-t-il évoluer dans les prochaines années?

Les origines du téléphone portable

Les origines du téléphone portable remontent à la technologie radio qui a été développée à partir des années 1940.

En effet, les téléphones portables utilisent des ondes électromagnétiques, tout comme le réseau pour la radio, la Télévision et les autres réseaux de communication dédiés aux gendarmes ou aux ambulanciers.

En 1947, Bell Labs invente les cellules hexagonales pour les téléphones, ce qui permet de transmettre et recevoir des signaux dans trois directions.
L’invention du téléphone mobile est généralement attribuée au Docteur Martin Cooper, alors directeur de la recherche et du développement chez Motorola.
Il serait le premier à avoir passé un appel sur un téléphone cellulaire en avril 1973. Il fallut pourtant attendre encore plusieurs années pour que les téléphones soient suffisamment miniaturisés pour pouvoir être qualifiés de « mobiles ».
La première génération de téléphone mobile (notée 1G) possédait un fonctionnement analogique et était relativement volumineux. Il s’agissait principalement des standards suivants:

  • AMPS (Advanced Mobile Phone System), apparu en 1976 aux Etats-Unis, constitue le premier standard de réseau cellulaire. Utilisé principalement Outre-Atlantique, en Russie et en Asie, ce réseau analogique de première génération possédait de faibles mécanismes de sécurité rendant possible le piratage de lignes téléphoniques.
  • TACS (Total Access Communication System) est la version européenne du modèle AMPS. Utilisant la bande de fréquence de 900 MHz, ce système fut notamment largement utilisé en Angleterre, puis en Asie (Hong-Kong et Japon).
  • ETACS (Extended Total Access Communication System) est une version améliorée du standard TACS développé au Royaume-Uni utilisant un nombre plus important de canaux de communication.

Les réseaux cellulaires de première génération ont été rendus obsolètes avec l’apparition d’une seconde génération entièrement numérique (notée 2G).
C’est en 1983 que Motorola a lancé aux États-Unis le premier véritable téléphone portable : le Motorola DynaTAC 8000X.
Ce téléphone extrêmement léger pour l’époque a nécessité 15 années de développement avec l’aide du Dr Martin Cooper et plus de 100 millions de dollars en coûts de recherche.
Ce n’est qu’au début des années 1990 que les téléphones cellulaires sont devenus assez petits et assez bon marché pour intéresser le consommateur moyen et sont considérés. Grâce aux réseaux 2G lancé, il est possible de transmettre la voix ainsi que des données numériques de faible volume, par exemple des messages textes (SMS, pour Short Message Service) ou des messages multimédias (MMS, pour Multimedia Message Service). La norme GSM permet un débit maximal de 9,6 kbps.
Des extensions de la norme GSM ont été mises au point afin d’en améliorer le débit. C’est le cas notamment du standard GPRS (General Packet Radio System), qui permet d’obtenir des débits théoriques de l’ordre de 114 kbit/s, plus proche de 40 kbit/s dans la réalité. Cette technologie ne rentrant pas dans le cadre de l’appellation « 3G » a été baptisée 2.5G
La norme EDGE (Enhanced Data Rates for Global Evolution, présentée comme 2.75G quadruple les améliorations du débit de la norme GPRS en annonçant un débit théorique de 384 Kbps, ouvrant ainsi la porte aux applications multimédias. En réalité la norme EDGE permet d’atteindre des débits maximum théoriques de 473 kbit/s, mais elle a été limitée afin de se conformer aux spécifications IMT-2000 (International Mobile Telecommunications-2000) de l’ITU ( International Telecommunications Union).

En 1991, le Bi-Bop faisait son apparition et ce fût le début de la révolution des mobiles en France même si les possesseurs étaient encore peu nombreux. A cette époque, le Bi-Bop pouvait émettre et recevoir des appels (cette dernière faculté étant réservée aux détenteurs de l’option Bi-Bop Réponse), à condition d’être à proximité d’une borne publique et de s’être déclaré sur la borne. Ces bornes étaient reconnaissables grâce à des autocollants signalant leur présence. Si vous levez la tête à Paris vous risquez d’en voir encore.
En France, le premier téléphone mobile est apparu en 1992. Il était déjà beaucoup plus petit que ces prédécesseurs, grâce aux progrès de la technologie des batteries et de la puce informatique.
Ces innovations sont à l’origine d’un véritable boom de la téléphonie mobile auprès du grand public.

La 3ème génération (3G) apparait en 1993  et permet d’atteindre des débits supérieurs à 144 kbit/s, ouvrant ainsi la porte à des usages multimédias tels que la transmission de vidéo, la visio-conférence ou l’accès à internet haut débit. Les réseaux 3G utilisent des bandes de fréquences différentes des réseaux précédents : 1885-2025 MHz et 2110-2200 MHz.
La principale norme utilisée en Europe s’appelle UMTS (Universal Mobile Telecommunications System), utilisant un codage W-CDMA (Wideband Code Division Multiple Access). La technologie UMTS utilise la bande de fréquence de 5 MHz pour le transfert de la voix et de données avec des débits pouvant aller de 384 kbps à 2 Mbps. La technologie HSDPA (High-Speed Downlink Packet Access) est un protocole de téléphonie mobile de troisième génération baptisé « 3.5G » permettant d’atteindre des débits de l’ordre de 8 à 10 Mbits/s. La technologie HSDPA utilise la bande de fréquence 5 GHz et utilise le codage W-CDMA.

Les origines du web

En 1969, Internet est né sous le nom d’Arpanet et a été présenté au grand public 3 ans plus tard. C’est en 1972 que l’on voit la première utilisation du mot Internet par Vint Cerf et Bob Kahn. Il est le réseau des réseaux, composé de millions de réseaux aussi bien publics, privés, universitaires, commerciaux que gouvernementaux. Ce réseau transporte un large spectre d’informations et permet l’élaboration d’applications et de services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le Word Wide Web (pages reliées entre elle grâce aux hyper liens). Ce dernier a été inventé par Tim Berners-Lee et a rendu l’Internet très populaire. En 1974, le TCP/IP (Transmission Control Protocol et Internet Protocol) est créé pour uniformiser le réseau. Ce système est toujours celui utilisé de nos jours.
En 1989, Netcom lance la première offre commerciale d’un forfait Internet.
À partir de 1990, le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) développe les trois principales technologies du web : les adresses web, le Hypertext Transfer Protocol (HTTP) et le Hypertext Markup Language (HTML). Il développe également le premier navigateur web et éditeur web (dénommé WorldWideWeb et développé sur NeXTSTEP) et le premier serveur HTTP, le CERN httpd.
Le premier navigateur web réalisé par Marc Andreessen fait son apparition le 22 avril 1993 et se nomme Mozaic.
Le premier navigateur web mobile pour PC de poche s’appelait PocketWeb et fût créé par Apple en 1994 pour sa plateforme Apple Newton. Celle-ci sera remplacée plus tard par iOS.

Naissance du web mobile

Le web mobile est né en 1997 : plusieurs grands groupes de constructeurs de mobiles (Nokia,Ericsson…), d’opérateurs en téléphonie mobile et des multinationales (Phone.com, Microsoft…) se regroupent au sein du WAP Forum. Celui-ci est chargé de valider les spécifications techniques proposées par les sociétés participantes. La version 1.0 du protocole WAP a été publiée en Mai 1998.

Cette technologie permet à un utilisateur de terminal mobile de pouvoir accéder à des services sur Internet. Cette technologie n’est évidemment pas sans coût, puisque cela nécessite d’utiliser un téléphone avec un navigateur WAP. Cela nécessite également que l’opérateur téléphonique modifie son réseau pour faire transiter les contenus WAP, et que des pages spéciales soient dédiées au WAP sur Internet.
En effet, il n’est pas nécessaire de préciser la différence de taille entre un écran d’ordinateur et un portable WAP (1024*768 pixels – 65000 couleurs deviennent dans le cas d’un téléphone 100*70 pixels – 2 couleurs), ainsi, même si des opérateurs assurent pouvoir convertir des pages HTML pour le WAP , mieux vaut tout de même développer des pages spécifiques à cet effet.
Les spécifications du WAP sont libres, c’est à dire que quiconque peut les lire et en apprendre le fonctionnement. Le WAP est actuellement finalisé dans sa version 1.2 depuis fin Septembre 1999. Les spécifications associées sont disponibles sur le site du wap forum (www.wapforum.org) ou sur le site de Nokia (www.nokia.com).
Le métalangage XHTML (successeur de l’actuel HTML 4 et orienté XML), qui devait à l’origine être utilisé a finalement été abandonné, le WAP Forum lui ayant préféré le WML, langage assez intuitif et héritant du XML. Ce langage permet de naviguer par le biais d’un terminal entre différents documents WML et aussi entre différentes parties d’une page WML. Le WML peut être comparé à un HTML épuré.
Pour enrichir ce langage, le WAP Forum a également donné les spécifications du WML Script, langage comparable au Javascript pour l’HTML et qui permet au programmeur de tenir compte de certaines spécificités du mobile lui-même et d’apporter plus de fonctionnalités aux pages développées.

En 1999, le Wi-Fi se démocratise très rapidement grâce notamment aux nombreux ‘Hot spot’. Il s’agit d’un moyen de connecter un ou plusieurs ordinateurs sans fil ou téléphone portable à Internet grâce aux ondes radios.
Des fournisseurs d’accès à Internet peuvent établir un réseau Wi-Fi connecté à Internet dans une zone à forte concentration d’utilisateurs (gare, aéroport, hôtel, train…). Ces zones ou points d’accès sont appelés bornes Wi-Fi ou points d’accès Wi-Fi ou « hot spots ».
Les iBooks d’Apple furent, en 1999, les premiers ordinateurs à proposer un équipement Wi-Fi intégré (sous le nom d’AirPort). En 2007, Apple lance son premier iPhone avec notamment un écran tactile et des applications pré installées. Il est LE ‘smartphone’ (téléphone intelligent équipé entre autre de GPS, 3G, Wi-Fi…) qui a fait exploser les usages mobiles :
Cette année-là dans le monde, le nombre de souscripteurs de téléphone mobile était supérieur au nombre de lignes de téléphone fixe dans 191 pays et territoires sur un total de 197 pour lesquels les données sont disponibles.
En 2008, on note la sortie du premier smartphone Android (HTC dream) et de l’App Store d’Apple.
On compte 4 milliards d’abonnements à la téléphonie mobile contractés à la fin de 2008, soit un nombre égal à 60 % de celui de la population mondiale. C’est aussi le début de la géolocalisation à travers les smartphones.
En 2009, le trafic des réseaux de données mobiles et dépasse désormais le trafic de la ‘voix’ grâce notamment à de plus en plus de souscriptions à la 3G. Les offres se multiplient grâce à un plus grand nombre d’opérateurs et des prix de plus en plus accessibles.
En 2010, Apple lance sa première tablette tactile, l’iPad, orientée vers les médias tels que les livres, journaux, magazines, films, musiques, jeux, mais aussi vers l’Internet, l’accès à ses courriers et au web. Celle-ci va très vite conquérir le marché du grand public et développer de nouveaux usages, notamment plus de mobilité.
En janvier 2011, le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile dépasse les 5 milliards selon un rapport de l’ONU. Il ne faut pas s’imaginer que dans le monde, le téléphone mobile soit réservé aux pays riches, au contraire puisque l’usage du téléphone portable a explosé dans les pays les plus pauvres, là où le réseau téléphonique fixe est souvent embryonnaire. Résultat, en 2008, 3 abonnements sur 4 (soit 3 milliards) ont été souscrits dans les pays en voie de développement, contre un sur quatre en 2000.
En 2014, le nombre de Mobinautes (Un mobinaute est une personne qui navigue sur Internet à partir d’un appareil mobile – Petit Larousse 2010) devrait dépasser le nombre d’Internautes sur ordinateur fixe.

Twitter Cet article a été écrit par Thierry Pires

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Sources:
http://www.netvalley.com/archives/mirrors/davemarsh-timeline-1.htm
http://www.netvalley.com/cgi-bin/intval/net_history.pl?chapter=1
http://www.netvalley.com/cgi-bin/intval/net_history.pl?chapter=4
http://www.silicon.fr/2010-lan-1-de-linternet-mobile-en-france-47494.html
http://www.guill.net/index.php?cat=3&pro=4&rsf=1
http://www.webactus.net/actu/7505-histoire-de-linternet/
http://evolutionofweb.appspot.com/
http://www.unsimpleclic.com/levolution-du-telephone-mobile_11033.html/comment-page-1
http://fr.wikipedia.org/wiki/ARPANET
http://fr.wikipedia.org/wiki/World_Wide_Web
http://en.wikipedia.org/wiki/Mobile_browser
http://www.artezia.net/technologies/wifi/wifi.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wi-Fi
http://www.vincentabry.com/histoire-telephone-mobile-13256

http://www.vincentabry.com/lhistoire-du-smartphone-en-1-image-infographie-13679

Snapfish France Country Manager.
15 d’expérience dans le marketing digital, chez Compaq et Hewlett Packard France.

Major de promotion 2012 du MBA spécialisé Marketing et Commerce sur Internet (à L’institut Léonard de Vinci – Paris) #MBAMCI.

Passionné de marketing mobile, je suis auteur d’une thèse professionnelle disponible gratuitement sur mon blog et auteur du livre Marketing mobile paru aux Editions ENI en septembre 2013.

Je donne des conférences, dispense des cours en écoles de commerce et anime mon propre blog.

Thierry Pires – who has written posts on Marketing web mobile 2.0.


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